Le gouvernement fédéral s’est dit prêt à apporter son soutien au plan d’action européen en Méditerranée à plusieurs niveaux, notamment en accueillant davantage de réfugiés dans le cadre du programme de réinstallations, a-t-il annoncé dans un communiqué, à la veille du sommet européen consacré à cette question.

Trois angles d’attaque

Un plan d’action en 10 points a été présenté par la Commission européenne à la suite des naufrages de migrants qui tentaient de gagner l’Europe. Ces points s’articulent autour de trois axes : la lutte contre le trafic des êtres humains, la responsabilité en matière de protection internationale ainsi que la surveillance des frontières, la recherche et le sauvetage.
En termes d’asile, la Commission a proposé de fixer à 5.000 le nombre de réinstallations de réfugiés sur tout le territoire de l’Union. Le gouvernement belge propose que ce nombre soit doublé.
Pour la Belgique, cela reviendrait à accueillir environ 250 personnes en plus pour les deux années à venir, a indiqué le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA).
Le département de l’Intérieur continuera à mettre à disposition du personnel auprès de l’Agence Frontex pour soutenir les pays qui sont en première ligne et pourrait augmenter celui-ci si l’Agence en fait la demande, a fait savoir le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA).

D’autres formes de soutien

En fonction des besoins déterminés avec les partenaires européens, la Défense pourrait quant à elle détacher son navire de commandement et de soutien logistique « Godetia ». D’autres formes de soutien telles que des équipes détachées sur des navires (Vessel Protection Detachment) ou des moyens de surveillance maritime pourraient aussi être envisagés.
La Belgique continuera par ailleurs «  à travailler en amont en maintenant ses efforts de développement dans les pays d’origine mais aussi en renforçant toute forme de coopération avec les pays d’origine et de transit  », précise le communiqué du gouvernement.
«  Nous voulons nous engager envers une solidarité européenne dans l’approche et la gestion des flux de réfugiés. Nous avons été choqués par ces tragédies. Il s’agit de centaines d’êtres humains. La lutte contre le trafic d’êtres humains est un problème que nous devons absolument aborder et résoudre  », a souligné le Premier ministre, Charles Michel (MR).